Our Story

Tintamarre : A Unique Theatrical Journey
(Par ici le français!)

The story of Tintamarre started in the late 60s when a teacher decided to help students to experience – and feel – the drama of three people in Hell in Sartre’s Huis-clos (No Exit).  With five students – four actors and a fifth providing technical support – he staged the play in a former concert hall.

36 years later, the same teacher directed Sartre’s “existentialist melodrama” for a second time:  in an elegant space where 13 actor-students with a lot of design and technical support staged this circular script for an entire night. Two teams of actors played the three, central characters, with the others portraying the bell-man, as well as a chorus who delivered a terse commentary in nine languages. Everyone is welcome in Hell! Unlike the “guests” in the hotel room that is not what it appears to be, the spectators came and went freely all night, and enjoyed refreshments in the Limbo Café that had been set up in the foyer.  This was Tintamarre’s 87th production.

Those 36 years, and the years since, have been a unique theatrical journey. First there were Molière’s classic comedies, then collages of French poems, dramatic extracts and songs, reviews that highlighted a theme. During these years, Tintamarre’s choices revealed an attraction to le théâtre de l’absurde which, as many others have discovered, holds special promises for teachers.  Then the collages became more complex, linked by original characters, and the teacher also indulged his interest in writing by sharing original scripts with students : the first was a metaphysical piece inspired by running, the second a satire of language teaching and learning, the third an evocation of the tumultuous history of the serene Tintamarre Marshes which were once the scene of conflicts between French and English.

For more than three decades, Tintamarre staged i) original bilingual comedies with serious themes and ii) plays in French from the repertoire with a non-invasive English commentary.  The company has always been comprised of student volunteers from throughout the university; bilingualism and previous theatre experience have never been required. The story of Tintamarre is also marked by participation in conferences, special events and, most notably, school tours.

The troupe is best known for its collaborative, bilingual comedies that explore activist themes. In recent years, the activist agenda has been driven by student choices of themes and production options. Each year the director works through a process of improvisation, brainstorming and theatrical games with a large group of volunteers; writes a script enacting as many as possible of the student ideas; guides an in-house production; and adapts the script for touring to schools (Tintamarrathons) with a dozen or so actors.  The actors often propose the following year’s theme.

Tintamarre has performed these shows for more than one hundred thousand school spectators.


Tintamarre : un projet théâtral unique
(Over here for English!)

Vers la fin des années 60, un professeur de français décida d’aider ses étudiants à mieux apprécier – et peut-être mieux ressentir –  la dynamique des trois personnes qui se trouvent – par hasard? – dans la même chambre d’hôtel, et les spectateurs découvriront que les trios personnages mal assortis sont arrivés en enfer. Il s’agit, bien sûr, de Huis-clos de Sartre qui fut monté par le professeur et cinq étudiants : les trois “visiteurs” et le groom d’hôtel, appuyés par un seul technicien.

36 ans plus tard, le même professeur mit en scène de nouveau le “mélodrame existentialiste” de Sartre : dans un second local bien plus élégant, et plus propice, que la salle de concert abandonnée qui avait accueilli le premier spectacle.

Autres nouveautés : treize comédiens-étudiants cette fois-ci, bien encadrés par les équipes de création et de production; un marathon nocturne, neuf interprétations d’affilé de ce texte qui finit sur la réplique “Eh bien, continuons”, assurées par deux équipes de comédiens; et un choeur qui débitait, dans les neuf langues qui se parlaient dans l’équipe – l’enfer est l’endroit le plus inclusif qui soit! – un commentaire dépouillé aux résonances ‘diaboliques.’ Pendant la nuit, les spectateurs se déplaçaient librement, non pas comme les habitants d’enfer, et se ravitaillaient dans le Café des limbes, aménagé dans le foyer. Ce fut la 87ième création de Tintamarre.

La première création de Huis-clos fut aussi le premier chapitre d’une histoire théâtrale unique qui n’a cessé de se dérouler.

Après les créations de comédies de Molière au début des années 70, Alex et ses étudiants-comédiens mettaient en scène des ‘collages’ : des poèmes, extraits dramatiques et chansons qu’ils retenaient dans le but d’évoquer un thème quelconque. Tintamarre affichait, assez tôt, une préférence pour le théâtre de l’absurde, source de textes où de nombreux professeurs puisent de l’inspiration depuis deux générations. En effet, le style absurdo-rèaliste de Tintamarre s’inspire toujours des dramaturges de l’absurde. Puis les collages devinrent plus complexes, proposant aux publics des personnages originaux.  Aussi le directeur de la troupe, passionné par l’écriture, commença-t-il à rédiger des textes originaux : le premier fut un entretien sur la course à pied qui réunissait le coeur, le corps et l’esprit; le deuxième parodia l’enseignement du français langue seconde; le troisième évoqua l’histoire des marais de Tantramar, lieu serein et beau où les Français affrontaient autrefois un peuple envahisseur.

Pendant plus de trois décennies, Tintamarre présentait i) des comédies bilingues et originales évoquant des thèmes sérieux, et ii) des textes des répertoires français accompagnés le plus souvent d’une brève narration qui respectait toutefois l’intégralité du texte original.

Tintamarre a toujours accueilli des étudiants de toutes les disciplines académiques qui se portaient volontaires; l’expérience théâtrale préalable et le bilinguisme n’ont jamais été requis. Tintamarre est connu pour diverses activités : sa participation à des congrès, ses contributions à des manifestations communautaires et, notamment, ses tournées scolaires.

La troupe est surtout connue pour ses créations collaboratives : des comédies bilingues mettant en vedette des thèmes activistes qui ont souvent été choisis par les étudiants de l’année précédente. Chaque année le directeur gère un processus d’improvisation, de remue-méninges et de jeux théâtraux, et rédige un texte qui réalisera sur scène bon nombre des idées proposées, suite à quoi la troupe met la pièce en scène sur place.

Puis il adapte le texte pour la présentation en milieu scolaire; lors de la tournée, ou Tintamarrathon, une douzaine de comédiens incarnent des rôles, interprètent la musique, animent des discussions post-spectacle et des ateliers dramatiques, et font tout le nécessaire pour assurer la réalisation de la vision tintammarrienne :  la célébration de nos differences et le rôle que peut jouer le théâtre dans notre monde.

La promotion du bilinguisme n’y est pas pour rien!  Ni la promotion de l’éducation supérieure! Ou le travail en équipe…

Tintamarre a joué devant – et avec – plus de cent mille spectateurs en milieu scolaire.